2 janvier 2019

Focus sites GDE Région Est B : Toul, Metz, Dommary-Baroncourt

Cap vers l’EST : Toul, Metz et Dommary-Baroncourt

Dans la région Grand Est, 3 sites cultivent leur spécificité avec le traitement des matériels ferroviaires

Toul

Situé à une vingtaine de kilomètres de Nancy, le site de Toul est un site de collecte spécialisé dans la caractérisation des wagons RATP et SNCF avant recyclage.

800 à 1000 tonnes de matières sont collectées chaque mois, réparties entre l’activité au détail et les entreprises alentours.
Pour animer ce site, 4 personnes sont à la manoeuvre : Cyril Poquet, responsable, Jérémy Guérin, bras-droit de Cyril et commercial, Lydie au pont-bascule et Daniel, grutier et réceptionnaire métaux.
L’environnement de Toul est « assez spécial », d’après Cyril. « Nous avons Derichebourg pas loin, c’est une concurrence importante. Jérémy est arrivé depuis septembre pour développer l’activité, c’est encore un peu tôt pour constater un accroissement significatif de tonnes, mais il a déjà lancé des campagnes de publicité dans les journaux agricoles dans la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et la Moselle. Jérémy a également commencé à démarcher les clients, mais c’est long de faire changer les habitudes des gens. Je suis confiant, je sais que ça va marcher. »

Metz

En Lorraine, dans le département de la Moselle (57), Metz accueille un site de collecte, équipé d’un casse-rail. Chaque mois, ce sont 3 500 à 4 000 tonnes qui sont collectées, avec une forte activité détail (1 000 à 1 200 t) composée de quelques particuliers et de nombreux ferrailleurs.

Les usines alentours constituent une source d’approvisionnement importante, à hauteur de 800 à 1 000 t mensuelles. « On traite une partie des déchets de PSA Metz-Trémery et PSA Metz-Borny, même si nous n’avons pas l’intégralité de leur production. On a également Tatasteel, c’est une usine située à Hayange qui fabrique des rails », nous explique Cyril, également responsable du site de Metz. Le casserails permet donc de couper ces déchets avant de les expédier vers les fonderies de l’ensemble du Grand Est.

Le reste des tonnages collectés provient des entreprises du secteur.

6 personnes travaillent sur le site : Cyril, responsable, Blandine à la réception et à la bascule, Pascal, opérateur pour le traitement des déchets de PSA (séparation des deux fractions : copeau fonte et copeau aluminium), Emmanuel, réceptionnaire métaux dépollution et 2 grutiers, Jean-Philippe et Frédéric. L’alchimie est là puisqu’à Metz, « Nous n’avons pas de difficultés particulières hormis le contact avec les chineurs éventuellement, mais pas plus que dans d’autres sites avec une forte activité détail, confie Cyril. Mon objectif, c’est de continuer à développer ce site ! ».

Cet engagement, Cyril le tient certainement de son parcours professionnel : « Je suis fils de récupérateur, c’est donc comme si j’étais né dans ce métier. » C’est à 16 ans qu’il y commencera sa carrière. Il intègre le Groupe Ecore suite au rachat de Recylux. « À l’époque, j’étais responsable du site de Belleville avant sa mise en sommeil en 2013/2014, j’ai donc pris la tête de Toul puis Metz, puis les deux ! ».

Dommagny-Baroncourt

Situé à une soixantaine de kilomètres de Metz, le site de Baroncourt a comme particularité d’être spécialisé dans la démolition ferroviaire (de wagons, de voitures voyageurs et de locomotives). « Nos clients, c’est majoritairement la SNCF, bien entendu, mais également des propriétaires de wagons comme ERMEWA, VTG et STVA. » indique Christophe Mansard, responsable du site. 6 personnes assurent l’activité. « On a décroché un gros contrat avec la SNCF – 84 000 t, 1 070 locomotives – on a donc dû embaucher un nouveau grutier ! ».
Autre atout de Baroncourt : sa situation géographique. « Nous sommes situés à 50 km d’Aubange et à 30 km du Luxembourg, ça nous donne des opportunités ! On livre au Luxembourg et en Allemagne où l’activité se porte bien tandis que la sidérurgie souffre en France. 80% des ferreux partent directement en aciéries ou en fonderies tandis que les 20% restants et les non-ferreux sont envoyés à Aubange. »
Entré dans le Groupe en tant que grutier sur le site d’Aubange en 2004, Christophe a pris la responsabilité de Baroncourt en 2005. Son objectif pour l’année prochaine ? « J’aimerais augmenter les cadences et faire plus de quantités ».
François Minella, Directeur Général d’Ecore Services, nous apporte son éclairage : « Baroncourt va officiellement passer de GDE à ECORE SERVICES au printemps 2019 ». François rappelle la vocation de cette structure « C’est une société dédiée aux marchés publics et aux marchés type RATP ou SNCF ».
François est responsable des marchés de démantèlement des matériels roulants ferroviaires.
« Ça fait plus de 20 ans que je fais ça ! C’est un savoir-faire particulier que nous avons acquis au fil des années. Nous avons gagné deux gros contrats sur 2018 : celui des locos ainsi qu’un autre de 20 000 tonnes : 600 caisses Z5300 (Autorails) et de RIO RIB (matériels remorqués). Nous sommes également en train de répondre sur d’autres appels d’offres de matériels SNCF et nous attendons des réponses sur des offres faites (3 à l’heure actuelle). Nous réalisons aussi un contrat de démantèlement de matériels au sein d’un technicentre SNCF, in situ, à Romilly-sur-Seine où nous terminons 3 rames de TGV-R et 1 rame d’Eurostar, avec enlèvement routier des éléments désamiantés. Nous allons ensuite enchaîner sur un contrat d’autorails et d’automotrices (270 matériels) qui vont être démantelées et désamiantées entièrement à Romilly. Nous allons donc y créer un « mini Baroncourt » et nous ne les transporterons plus par route. ».
Autre particularité du site : une partie du terrain de Baroncourt est utilisé par WIG France, notre partenaire pour le désamiantage. Ainsi, tous les dossiers de démantèlement sont effectués en co-traitance avec cette entreprise « C’est un vrai partenariat ».

De nombreux projets sont donc à venir pour Ecore Services à Baroncourt et ailleurs !