21 février 2020

Diminution des déchets ultimes

L’un des enjeux importants pour GDE est la diminution des quantités de déchets ultimes enfouies.

Des équipements de pointe sont déjà en place post traitement et de nouveaux projets sont à l’étude pour :

• Améliorer le taux de récupération des matières valorisables

• Valoriser énergétiquement les fractions pouvant présenter un apport calorifique intéressant ›

Valoriser les mix issus de résidus de broyage légers

Le Post Traitement des résidus de broyage légers de Rocquancourt permet d’obtenir, parmi les différentes fractions séparées, un mix composé majoritairement de plastiques et métaux. Gaylord Renard, responsable recherche & développement Groupe, explique : « Cette opération est complexe en raison de l’enchevêtrement de ce mix ainsi que de sa composition importante en plastiques. A l’heure actuelle, cette fraction est envoyée chez un sous-traitant pour valorisation. Des essais sont en cours pour nous permettre de la traiter directement à l’aide notamment de séparation sur table densimétrique. » ›

Augmenter le taux de récupération des câbles

Le Post Traitement des résidus de broyage lourds permet de séparer chaque type de métaux en combinant des technologies basées sur l’induction, les courants de Foucault, l’Infra-Rouge, la reconnaissance de forme par laser ou encore les Rayons-X. « Certaines fractions, telles que les câbles, restent cependant difficilement captables dans leur totalité, compte tenu de la taille des pièces, de leur pouvoir d’accroche et d’enchevêtrement » précise Gaylord, « Nous travaillons actuellement sur des projets pour améliorer encore un peu plus leur captation, ce qui inclus la mise en place de machines de tri complémentaires. » ›

La valorisation énergétique

« Nos déchets ultimes présentent un pouvoir calorifique intéressant qui, moyennant une préparation préalable, nous permettrait de préparer un Combustible Solide de Récupération (CSR) rentrant dans les spécifications de l’arrêté du 23 mai 2016. » Cette préparation est déjà effectuée sur le site de Rocquancourt où près de 10 000 t/an sont expédiées en tant que CSR, principalement vers des cimenteries. Pour Gaylord, il y a de réelles opportunités à saisir : « L’enjeu est d’augmenter les volumes de ces produits mais aussi de cibler d’autres types d’installations telles que les chaudières fonctionnant en combustion ou pyrolyse/gazéification et qui, bien qu’encore en développement, présentent un potentiel très intéressant »

GDE travaille également au sein de FEDEREC à la promotion du développement de la filière CSR française qui, actuellement en surcapacité en termes de combustible, pourrait développer le parc industriel pour opérer cette transition vers l’économie circulaire.