28 juin 2021

Actualités du marché des batteries

La production de batterie au plomb est composée pour 80 % de batteries automobiles et 20 % de batteries industrielles. Au sein du Groupe, nos apports proviennent principalement de la casse des batteries des véhicules en circulation ainsi que des batteries industrielles (batteries chariot élévateur, ou de centraux téléphoniques). L’activité batterie du groupe représente 1/3 des batteries recyclées en France.

La ligne sur le site de Rocquancourt, permet de recycler 98 % des composants d’une batterie.

 

 « Cette année, nous retrouvons les mêmes volumes que l’année 2019. En effet, l’année dernière fut plus calme en termes d’entrées, c’est la raison pour laquelle nous avons travaillé sur le développement des ventes. Nos principaux pays d’expéditions sont l’Espagne et le Portugal, auxquels s’ajoutent désormais de nouveaux exécutoires ; l’Allemagne et l’Israël. Nous sommes en cours de discussion pour la Bulgarie et la Grèce. » Explique Michel Lefevre, Responsable batteries.

 

Les impacts de la covid 19

 

En 2020 cours du plomb a fortement diminué impactant les marges, aujourd’hui il est de nouveau revenu à des niveaux plus élevés et relativement stables.

« Lors de la première période du confinement, les volumes d’entrées ont baissé puisque 50 % des apports proviennent du détail. Néanmoins, nous avions du stock pour livrer nos clients et en mai 2020 nous sommes revenus à des volumes normaux. Aujourd’hui, nous avons retrouvé des niveaux d’entrées encore plus élevés avec des niveaux de vente autour de 3000 t par mois. » Ajoute Michel Lefevre.

 

L’évolution du marché

 

« Avec la transition vers plus de véhicules hybrides ou électriques, les batteries automobiles vont progressivement être remplacées par des batteries au lithium, mais le marché reste très multiple avec les batteries industrielles stationnaires ou tractionnaires que l’on retrouve dans les centres informatiques ou les chariots élévateurs. Au vu du nombre de batteries sur le marché en dehors de l’automobile, le marché va rester porteur. » Conclut Michel Lefevre.

 

Sécurité et transport

 

L’Union Européenne a mis en place une politique de prévention des risques connue sous le nom de « directive Seveso ». Le site de Rocquancourt est classé seuil haut, ceci en raison de l’activité de broyage de batteries, source de départ de feu. Des règles sanitaires sont également applicables au personnel afin d’éviter tout risque de saturnisme.

Côté transport, les batteries sont évidemment soumises à une réglementation spécifique à l’ADR (Accord pour le transport des marchandises Dangereuses par la Route). Le conducteur participe à une formation particulière qui est renouvelée tous les 5 ans par un organisme privé. Certains équipements sont devenus obligatoires tels qu’une valise ADR en plastique, un masque pour éviter les vapeurs, des gants en caoutchouc, une bâche, des signaux lumineux en cas de panne, le plaquage du véhicule et de la remorque.

« Le transport des batteries nécessitent des bennes étanches, c’est du matériel qui s’use très vite. Le fait que le marché soit porteur a nécessité le renouvellement de deux caisses semi étanches sur quatre, une est arrivée au mois de juin et la deuxième arrivera en septembre. En période normale, ce sont 3 à 4 camions qui partent de Rocquancourt, en ce moment nous en sommes à 7 dédiés à l’activité batterie. C’est vraiment quelque chose de spécifique sur lequel nous n’avons pas beaucoup de transporteurs formés, d’où les investissements en interne » explique Guillaume Gandon, Responsable Transport.

Le saviez-vous ?

Une serre tropicale jouxte l’installation de recyclage des batteries. Elle est alimentée en eau provenant directement des acides recyclés. Cette serre fut installée à l’initiative du fondateur du Groupe, Guy Dauphin, afin de démontrer l’excellente qualité du processus du recyclage des acides mis en œuvre sur la ligne de recyclage des batteries.